LA CRYOTHÉRAPIE CORPS ENTIER

LA CRYOTHÉRAPIE CORPS ENTIER

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Histoire

Le concept technologique de la cryothérapie corps entier fut présenté pour la première fois en 1979 lors du Congrès européen des Rhumatologues à Wiesbaden, par le professeur japonais Yamauchi (4). Initialement, cette technique était utilisée pour traiter des patients atteints d’affections rhumatismales. Progressivement, le recrutement s’est étendu aux patients douloureux posttraumatiques. Ainsi, des sportifs blessés ont pu bénéficier de cette technique. Très rapidement, les thérapeutes se sont rendus à l’évidence des bienfaits ressentis par les sportifs, qui allaient au-delà du traitement de la douleur. Non seulement la durée d’évolution était réduite, mais la fatigue liée à la pratique intensive du sport diminuait. Ainsi, dans les années 1980, cette technologie s’est diffusée en Union soviétique où elle a été mise à disposition des athlètes, tant pour la récupération que pour la préparation, notamment lors des Jeux Olympiques de Moscou. L’idée a été développée en Allemagne par le Pr Reinhard Fricke qui présenta, pour la 1re fois en 1984, en Europe, un appareil à air froid, à Sendenhorst (Allemagne). La technique a rapidement été relayée en 1983 en Pologne par les travaux du Pr Zdzislaw Zagrobelny, titulaire de la chaire de rééducation de l’Académie d’éducation physique de Wroclaw.   En 1985, un appareil qui n’utilise plus l’azote liquide, mais le principe du réfrigérateur, est conçu. Trois gaz frigorifiques subissent trois cascades de compression afin d’obtenir un air sec et froid. Le système est constitué d’une chambre à -110°C à laquelle on accède par un ou deux sas afin de limiter les écarts brutaux de température, ainsi que le brouillard créé par l’humidité de l’air. À partir de cette date, la cryothérapie du corps entier va se développer et la 1re chambre de froid est ouverte à la Weserland Klinik de Vlotho en Allemagne. Le monde du sport des pays de l’Est s’est approprié cet outil et c’est aussi par le biais du sport qu’il est arrivé en France, où le premier centre s’est ouvert en 2002 au Centre européen de rééducation du sportif (CERS) de Capbreton, et le second en janvier 2009 à l’Institut national du sport de l’expertise et de la performance (Insep).

Chambre cryogénique et cryosauna

La chambre cryogénique

Elle est composée de deux chambres : la chambre préliminaire et la chambre principale. Dans la chambre préliminaire, la température est comprise entre -50 et -70°C. Dans la chambre principale, elle est réglée entre -110 et -120°C. La source de froid de la chambre cryogénique est l’évaporation dans des générateurs de basse température d’azote liquide, fournis par un réservoir externe, qui permettent de refroidir l’air de la cabine. Le temps de traitement est réglé entre 1 et 3 min pour la chambre principale. Il est possible de régler individuellement la température et le temps de traitement de chaque groupe de patients. Ces derniers entrent vêtus d’un maillot de bain (de préférence en coton), de chaussettes en coton chaudes et de gants, ainsi que d’une protection pour la tête et d’un masque médical. Ils entrent tout d’abord dans la chambre préliminaire, puis une fois le temps requis écoulé, ils vont dans la chambre principale.

Le cryosauna

La source de froid du cryosauna est l’évaporation dans le générateur de basse température d’azote liquéfié provenant du réservoir cryogénique extérieur. La température se situe entre -120 et -150°C. Le cryosauna est équipé d’un sol mobile qui s’adapte à la hauteur de chaque utilisateur. Un système d’extraction des gaz est installé pour aspirer les vapeurs d’azote émises lors du fonctionnement de l’appareil. Lors d’une séance, l’utilisateur de la cabine est vêtu de vêtements de protection obligatoires : des gants et des chaussettes de coton épais, ainsi qu’un maillot de bain en coton. L’utilisateur, debout, n’est immergé que jusqu’aux épaules, avec la tête au-dessus du niveau des gaz froids, ce qui lui permet de respirer l’air ambiant sans nécessiter le port d’une protection sur la bouche. À la fin d’une séance, le sol redescend automatiquement, l’opérateur aide l’utilisateur à sortir de la cabine et aide le suivant à y entrer.

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